Une Nuit Au Boxboys

Je ne suis jamais allé au Boxboys. Et pourtant, j’y ai passé un nombre incommensurable de nuits. Et ce Boxboys là, je l’imagine comme un truc incroyable. Une jungle d’abord. Avec des animaux assez étranges. Certains sont un peu mangas et rigolos, d’autres plus dans style rétro, genre Rahan. La végétation y est omniprésente, touffue et très verte, et ces animaux sortent de derrière les fourrés en souriant ou avec un air énigmatique pour retourner se cacher ensuite. Et nous progressons dans ce monde humide sans vraiment comprendre ce qu’on fait là, en observant mais sans jamais interagir vraiment. Un peu comme une visite au zoo sauf que, sans doute, nous sommes les êtres observés.

Quand il ne s’agit pas d’une jungle, le Boxboys est un jeu vidéo aussi (pas un hasard). Avec pas mal de ninjas quand même, qui feraient irruption de tous côtés avec des envies de vous kicker la gueule. Et on tenterait de leur échapper en skate, dans un monde en 2D comme dans le jeu des Simpsons à l’époque. Avec un maître qui nous guiderait dans nos pensées ou alors en mode petit écureuil qui voguerait sur un nuage à nos côtés.

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Bref, des univers comme ça, un peu chelous, on pourrait en imaginer des tas à l’écoute de la musique des Pilotwings et de leur disque Une Nuit Au Boxboys sorti chez Macadam Mambo (avec un artwork des plus réussis). Le duo, composante majeure de l’équipe BFDM, est inclassable. Je ne saurais pas dire ce que j’écoute quand je fous leur disque sur la platine mais je peux juste vous dire que je l’ai écouté des dizaines de fois. Cela dit, si vous voulez en apprendre plus sur eux et rigoler un coup, vous pouvez lire cet interview.

Cerisier est comme ils le disent eux-même le « Hit des Clubs » (c’est le morceau du jeu vidéo Simpsons x Shinobe x Double Dragon). Fight For Your Brothers (entre autres) me rappelle inévitablement des morceaux de DJ Sprinkles en version légèrement lo-fi, avec toutes ces couches qui s’empilent et ses échos sur le piano. Le Strabisme de Richard est le morceau d’ouverture, celui sur laquelle on rentre dans la brume avant qu’elle ne se dissipe tout au long du morceau et que l’on puisse enfin découvrir où nous sommes.

Finalement, la face B nous décrit probablement plus fidèlement le Boxboys : un club où on danse (Dracaufeu) et où on baise dans les coins (Une Nuit Au Boxboys). Mais qui ressemblerait quand même fortement à une jungle ou à une rue pleine de gars prêts à se battre, y’a pas à chier.

Vous avez de la chance, vous pouvez faire comme moi et aller choper Chez Emile la deuxième fournée de vinyles. Ne passez pas à côté et suivez leurs prochaines sorties. Quant au label BFDM en général, on en reparlera sous peu mais vous pouvez déjà checker le live foudroyant et brutal de J-Zbel aux NS grâce à Arte.


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