Fowatile – Foenix EP

On avait déjà croisé la route de Fowatile il y a quelques années lors de la sortie de leur premier album. Présentant en live ce “Fowl Steps” sur de nombreuses scènes prestigieuses (NS, Marsatac, Jazz à Vienne, etc…) en première partie d’artistes du même acabit (en vrac Raekwon, DJ Shadow ou Roots Manuva), ils étaient alors accompagnés du MC Elby Dillinger.

FOWATILE_credit_Maxime-Rizard

Toujours construit autour du prodo Dawatile et toujours taillé pour la scène, Fowatile revient avec un nouvel EP avec Mattic au micro, un MC qui a déjà collaboré avec plusieurs prodos français (Wax Tailor ou la Fine Équipe notamment). Cinq titres qu’ils ont eu la gentillesse de nous faire écouter avant leur sortie et avant la release party lyonnaise du 24 février au Périscope.

Le programme est simple: grosses basses, gros synthés, gros kick, gros vocoder. Si le son en mode future funk n’est pas sans rappeler ce qu’a pu proposer Redinho dans son foudingue album, le groupe nous propose un EP assez unique où les compositions sortent du carcan du simple beatmaking. On navigue avec plaisir entre nappes planantes et bleeps en mode video-game, basses grasses et rythmiques cassées.

indien

Malgré la brièveté du projet, Fowatile arrive quand même à explorer des pistes différentes. On passe par exemple du très efficace “Full Moon” à l’instrumental ultra-syncopé “Under The Stars” (qui vous rappellera peut-être un bon vieux Jimmy Edgar époque XXX) pour arriver à “Nobody Knew” et son refrain imparable. Pour entourer ce triptyque, deux morceaux bien rentre-dedans: “Upload Me” (qui m’a fait penser, même si je ne sais pas trop pourquoi mais en tout cas c’est sacrément flatteur, à ce track de dingue de Lunice) et “Klackson 5″.

Si Mattic est tout à fait correct au micro et assure des variations d’ambiance, on avouera quand même que ce n’est pas spécialement pour ses couplets qu’on reviendra sur le projet mais bien plus pour les productions lourdes du trio. Des prods que l’on a hâte d’entendre en live en espérant que Fowatile y laisse une place aux solos de claviers bien sentis et aux envolées lyriques et robotiques au vocoder. On se voit autour d’un verre le 24 au Périscope du coup ?

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