Les termes synthpop, minimal wave, post punk, goth ou new romantic reviennent souvent, chez les fans comme chez les critiques, lorsqu’il s’agit de décrire l’envoûtant travail de NATION OF LANGUAGE. Mais si l’on peine à définir précisément le groupe, c’est peut-être justement l’idée.
Son chanteur, Ian Richard Devaney, excelle à élargir ce que la musique guidée par les synthétiseurs peut évoquer, au point que ses compositions tiennent autant du voyage extrasensoriel que d’une expérience profondément humaine.
C’est dans cet état d’esprit qu’il a écrit le quatrième album du groupe, le spectral et aérien « Dance Called Memory », de la manière la plus humble qui soit : en grattant simplement sa guitare, assis chez lui, pour tenter d’éroder sa mélancolie. « C’est une excellente façon de se distraire, explique-t-il, quand on est déprimé. »

