Paperboys. 2017-01-17T14:55:04Z http://paperboys.fr/feed/atom/ http://paperboys.fr/wp-content/uploads/2016/02/cropped-Logo_Site_copie-32x32.png Coralie <![CDATA[Carte sonore – Récup et Gamelles]]> http://paperboys.fr/?p=8134 2017-01-12T17:18:35Z 2017-01-12T10:55:48Z Nouvelle création Paperboys, la Carte Sonore. Tous les jeudis à 12h, un lieu, une personnalité, une ambiance mise en exergue par une série de photos noir et blanc.

Abus de chocolat ? Débordement de champagne ? L’excès est partout pendant les fêtes ! Le moment est venu de se racheter une conduite et, comme tout début d’année est un moment propice aux bonnes résolutions, on s’intéresse au sujet de l’anti-gaspillage. Et sans rechigner messieurs ! L’association Récup et Gamelles sort de derrière les fagots des astuces de grand-mère qui transforment du pain en gaufres – par exemple – et initie les plus motivés à transformer les aliments oubliés au fond du frigo en sauces ou confitures. Une lutte économique quotidienne, menée de front par un groupe de jeunes nanas engagées à l’esprit 100% consommation raisonnée. Les filles s’agitent pour secouer les habitudes et démontrer qu’ un produit est entièrement utilisable. Pour ça, elles proposent plusieurs types d’actions : de la collecte d’invendus, à la bocalerie solidaire. Antinéa (alias Pétrolette) a reçu Paperboys dans la cuisine partagée du 100 route de Vienne 69008, là où les filles ont négocié un bureau. Positiver pour ne pas gaspiller, vous y gagnerez.

L’association Récup et Gamelle (de gauche à droite Alix, Sandy, Antinée et Priscilla) a choisi sa musique, celle qui la représente le plus : Black – Wonderful Life


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Coralie <![CDATA[Carte sonore – Le Flâneur Guesthouse]]> http://paperboys.fr/?p=8031 2017-01-12T13:08:37Z 2017-01-05T10:53:58Z Nouvelle création Paperboys, la Carte Sonore. Tous les jeudis à 12h, un lieu, une personnalité, une ambiance mise en exergue par une série de photos noir et blanc.

Philippe (dont vous entendez la voix; tout à gauche sur la photo), Markian, Patrick et leur amitié du collège ont posé en plein cœur d’un quartier réputé pour ses projets alternatifs, la Guill’, une authentique guesthouse de globe-trotter : Le Flâneur Guesthouse. Ici, on est hors de chez-soi, mais pourtant, on se sent partout chez-soi. Une phrase qui rappelle clairement la définition du mot flâneur faite par Baudelaire. Devenue la philosophie de la bande, les quelques lignes du poète français décore fièrement le mur principal, au cœur de l’auberge, avec le rôle de règlement intérieur débridé. Un sentiment d’envie de parcourir le monde flotte dans les couloirs et les dortoirs ainsi qu’un mélange brassé de multilingues touristes-voyageurs-étudiants ou autres catégories non catégorisables. Au Flâneur on aime l’échange, les rencontres et flâner l’esprit léger.

Le Flâneur a choisit sa musique, celle qui lui ressemble : Otis Redding – The Dock Of The Bay

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Paperboys <![CDATA[MyProg Janvier 2017]]> http://paperboys.fr/?p=8021 2017-01-02T14:27:11Z 2017-01-02T09:41:54Z poster_messydesk

Jane Lee a.k.a. Messy Desk est une jeune illustratrice en devenir basée à Hong-Kong.

Son style se rapproche de celui de la bande dessinée européenne et Messy Desk a un attachement particulier avec la France. En effet, elle a été invitée par Na Édition au Festival International de la Bande Dessinée et y a reçu un prix de jeune talent.

De plus, elle a collaboré avec le magazine Get Freaky, ce qui lui a permis d’exposer à Paris. En 2015, elle a été contacté par Urban Foms pour créer un énorme mur en Pologne.

www.meimeilee.com     |     Instagram

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Coralie <![CDATA[Carte sonore – Steeve Ramy]]> http://paperboys.fr/?p=7951 2017-01-12T09:06:39Z 2016-12-23T10:58:22Z Nouvelle création Paperboys, la Carte Sonore. Tous les vendredis à 12h, un lieu, une personnalité, une ambiance mise en exergue par une série de photos noir et blanc.

Riders, rideuses, cette semaine Paperboys s’est glissé dans votre univers pavé de planches et de roulements en tous genres. C’est sur la place Louis Pradel que nous avons rencontré Steeve et on s’est régalé à observer les moult planches suractives qui animent cette place d’HDV (comme elle se fait appeler dans le milieu). Steeve Ramy, skateur lyonnais, nous a entrouvert la trappe de ses souvenirs, du gosse débutant au jeune homme sponsorisé par Converse (entres autres). Steeve évolue en parallèle dans le milieu social : il travaille depuis trois ans au service des voyageurs handicapés à la gare de la Part-Dieu. Même s’il avoue déjà regretter l’éventuel futur lifting de ce spot mythique, il a d’autres rêves dont celui de partir skater à Ordos en Mongolie-Intérieure, une ville fantôme – un kif sans nom pour les mordus de glisse.

Steeve a choisi sa musique, celle qu’il kiffe écouter chez lui : Charles Aznavour – Plaisirs démodés

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Paperboys <![CDATA[Lucio Bukowski & Milka – Hourvari]]> http://paperboys.fr/?p=7930 2016-12-21T12:58:48Z 2016-12-20T21:26:00Z Commençons par un écrémage en règle : Hourvari est un album de Lucio Bukowski. A ce titre, il possède donc pas mal de caractéristiques d’un album de Lucio Bukowski. Donc si tu n’as jamais aimé sa voie légèrement enrouée, si son écriture ultra-référencée ne te parle pas, si tu veux écouter un disque pour te vider le cerveau, il vaut mieux passer ton chemin. Tu gagneras du temps et de l’énergie.

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Pour être francs, nous ne sommes à la base pas des inconditionnels de Bukowski. Une des raisons à cela réside dans le fait qu’essayer de suivre la discographie de Lucio, c’est un peu comme suivre celles de Curren$y ou Gucci Mane : les projets et collaborations s’enchaînent à un rythme effréné. Pour dire, on en était resté au disque avec Anton Serra et Oster Lapwass, La Plume et le Brise-Glace. Un super disque, cohérent et équilibré, plein d’énergie et d’humour. On sentait en l’écoutant que chaque rappeur se nourrissait du style de l’autre avec le plus grand des plaisirs. Double Trouble. C’était il y a à peine 18 mois. C’était il y a déjà quatre disques (deux albums et deux EPs).

« Va dire à Pénélope qu’Ulysse se torche au bar du coin. »

Mais Hourvari est aussi un disque du beatmaker Milka. Les deux gusses avaient déjà collaboré sur disque mais pour nous, ce dernier effort est sans aucun doute le meilleur. La faute aux productions de Milka, d’une belle profondeur, remplies de mélodies et de percussions travaillées. La couleur sonore du disque correspond parfaitement aux températures négatives et au brouillard de pollution qui viennent d’envahir Lyon. C’est particulièrement le cas sur le très beau final du disque, Pluie de Grenouilles, qui en deviendrait du coup presque prophétique…

 

Globalement, on ne peut pas dire que le disque respire le bonheur et l’espoir. Il tousse plutôt le cynisme et l’abandon. Observant notre monde souvent pourrave, Lucio Buko crache des quintes sèches et amères. Si des projets précédents s’échappaient régulièrement des egotrips bien sentis ou des morceaux parlant cul, ces bouffées d’oxygène que rarement de la partie sur Hourvari. Ornées de ses productions tout aussi sombres que lumineuses, ce disque s’écoute comme on observerait béatement des rayons de soleil percer timidement à travers la glace. Tout en étant sous l’eau, en train de nous noyer.

« Ma meilleure chronique ? L’IRM de l’explosion de mon disque lombaire. »

Et on ne fera pas mieux. Hourvari est une pièce de plus dans la discographie de Lucio Bukowski mais une pièce assez singulière. Probablement pas celle que l’on écoutera le plus souvent. Après tout, on ne grimpe pas en courant jusqu’au boulmiche de la Croix-Rousse sans y réfléchir à deux fois et respirer un grand coup.

Mais pour ces rides hivernales où c’est seulement à l’arrivée que la voiture est chaude et la buée dissipée; pour ces retours tardifs où la trajectoire du vélo rappelle l’électrocardiogramme d’un mec un peu trop vivant ; pour ces soirées glacées où l’on a tenté cinq minutes de mater la télé avant de scroller indéfiniment les fils de nos réseaux sociaux dans une chute perpétuelle où l’esprit est heureusement occupé à autre chose; nous avons notre bande originale.

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Coralie <![CDATA[Rencontre avec Cyrille Bonin]]> http://paperboys.fr/?p=6699 2016-12-19T15:46:02Z 2016-12-19T11:59:22Z Depuis 6 ans, la société de Cyrille Bonin, Transmission, exploite la salle de concert Le Transbordeur. Quand les services publics ont lancé l’appel d’offres en 2010 pour la gestion du lieu, Cyrille et son équipe ne participaient pas pour plaisanter, mais avec une réelle envie de remporter le contrat. Chose faite, Transmission, Eldorado (producteur de concerts à Lyon), Alias (tourneur et exploitant de salles qui gère également le Bataclan) et Vincent Carry (directeur de Nuits sonores) ont uni leurs expériences et leurs finances pour gérer ce lieu dédié à la musique et à la jeunesse. Le prochain appel d’offres aura lieu en 2020.

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«J’ai été spectateur du Transbordeur. J’étais fan du lieu et en tant qu’organisateur, j’ai utilisé cette salle pour mes propres concerts.»

La salle du Transbordeur est donc liée à la vie personnelle de Cyrille Bonin. Quand il se lance dans l’aventure, c’est une première pour lui. Il n’avait jamais géré un lieu culturel au quotidien. Mais avec son vécu d’organisateur de soirées, il avait une idée plutôt précise de comment l’expérience se déroulerait. Finalement, son travail est sensiblement le même, avec des responsabilités supplémentaires. Le lieu est pérenne, le Transbo fait partie intégrante de la vie des Lyonnais. Boite à outils géante et propriété de la ville, le lieu ne reçoit pourtant aucune subvention publique. 

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Cyrille Bonin aime bien se marrer. Il explique toutefois que c’est compliqué de prendre du plaisir à la gestion quotidienne. Cette nuit, il restera jusqu’à 5h du matin au Transbo. Il avoue préférer faire le con avec ses potes.

«Beaucoup de gens s’imaginent une vie glamour. Globalement, c’est quand même de lourdes emmerdes.»

Les musiques qui intéressent la jeunesse sont celles qui excitent le plus le boss du Transbo. Passionné de musique underground, évidemment, il est aussi féru d’actualité et de presse spécialisée. Il lit quotidiennement le Monde et Libé et avoue avoir un penchant prononcé pour la littérature et l’utilisation de la langue française.

En collaboration avec le PRODISS (syndicat national des producteurs de spectacles), il médite sur des problématiques actuelles, notamment celles qui concernent la sécurité. Le traitement des questions peut parfois paraître abstrait, mais c’est en travaillant sur ces nouveaux enjeux de société, ceux qui concernent son activité, que Cyrille s’éclate le plus. Dernièrement, ils ont tenté de répondre à cette question : notre époque se transformerait-elle en espace réduit de liberté du fait des enjeux sécuritaires ?

Cyrille prend son rôle d’activiste à cœur et met son grain de sel là où un directeur de salle de concert n’est pas souvent attendu. Il parle de culture, de jeunesse et d’avenir. On peut dire qu’il participe à ce que notre regard évolue sur la société, de près ou de loin, comme quand il discute avec les politiques locaux.

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«Si je suis directeur du Transbo, c’est aussi grâce à mon activisme permanent. Je m’intéresse à la politique, à la société, à l’économie, aux problématiques de communication, aux réseaux sociaux…

Je suis tourné vers les cultures jeunes, j’ai d’ailleurs deux ados à la maison. Notre époque est fascinante et je ne lâche jamais l’affaire.»

Victime d’une passion exagérée pour la musique, il admettra très certainement être accro au son. C’est un fan au sens large, sans mépris pour les chansons populaires qu’il n’écoute tout simplement pas. Au bureau comme chez lui, les disques tournent H 24 et, avec un soupçon de peine, il reconnaît avoir tellement de vinyles qu’il ne peut pas tous les écouter. D’ailleurs, il se posait dernièrement la question de la transmission de leur trésor… Peut-être en fera-t-il don à une médiathèque ? Ce qui est certain, il a déjà mis en garde ses progénitures à ce sujet, c’est que son stock de disques microsillon ne finira pas dans les bacs des disquaires indépendants pour être revendu. Des disques, il continuera d’en acheter jusqu’à la fin de ses jours.

«Je sors tous les jours, il n’y pas un soir où je reste chez moi. Je n’aime pas regarder la télé, j’aime sortir.»

Pour mieux comprendre le parcours de ce mélomane engagé, il faut remonter jusqu’aux années 70, celles qui l’ont vu naître. Cyrille est un enfant du rock et de la techno. Son premier concert ? Michel Sardou au Palais d’hiver à Lyon, il avait 7 ans. Cette expérience cruciale a déterminé son parcours dans la musique. Coïncidence folle, 30 ans plus tard, il dirigera la Transbo, situé sur la même rue et à peine 500 mètres du Palais d’Hiver aujourd’hui fermé. 

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Fils unique d’une famille de prolos, il grandit en banlieue, aux Minguettes (Vénissieux). À cette période, il se passionne pour les disques et la lecture. Il rencontre son gang de potes, ses branquignols, comme il les appelle. Les ados prennent vite leur avenir en main et suivent une éthique punk DIY (do-it-yourself). Un mode de vie lié à la vision anti-consumériste et activiste des années 70. L’idée étant de faire les choses par soi-même, de prendre son destin en main.

Cyrille savait déjà qu’il serait entrepreneur. Il a tout de même passé une licence de lettres pour rassurer ses parents. Il aurait pu devenir prof de Français au cas où. Mais heureusement, ses parents avaient capté qu’il voulait faire du rock. Cyrille aime les aventures collectives. Toutes ses aventures, même professionnelles, ont été vécues en bande.

«J’ai eu une vie d’ado turbulent banlieusard. Je pense que si je n’avais pas été fan de musique, j’aurais pu devenir craignos.»

À cette époque, la scène du rock alternatif dominait. Les jeunes assistaient à beaucoup de concerts et fréquentaient régulièrement les bars rock et les « cafcons » (café concert). Avec ses potes, il zonait souvent au Palais d’Hiver, où il se rappelle avoir vu Public Image Limited, Eurythmics, REM, U2… et en pleine ville, les Hot Pants (dont le leader était Manu Chao). Les jeunes trublions ont vite compris que s’ils voulaient voir les groupes dont ils étaient fans, il fallait qu’ils organisent leurs propres événements.

Alors, dans les années 80, ils se lancent dans les bars et dans les salles underground de l’époque, et organisent leurs premiers concerts. Rapidement, ils se déportent vers des friches industrielles, en plein air, qu’ils investissent de façon plus ou moins pirate. En 1994, ils posent COSMIC ENERGY, une rave ayant réuni de 7000 à 8000 personnes, à la Halle Tony Garnier. Une évolution musicale qui fait basculer Cyrille du punk-rock à la techno.

 

«Autour de la musique, il y avait tout un tas de trucs. On aimait faire les cons, mais on adorait la littérature. À cette époque, on pouvait fréquenter un squat politisé dans les pentes de la Croix-Rousse. Dans nos aventures collectives, on retrouvait par exemple Virginie… Despentes, qui aujourd’hui est devenue écrivain.»

Dans les années 80, il utilisait des fanzines pour la communication des événements. Ces publications tirées à la photocopie étaient vendues dans les concerts, chez les disquaires. Les affiches diy étaient collées dans la rue. Elles représentaient le vecteur principal d’information sur les musiques underground. Le fanzine qu’avait crée Cyrille, avec une association viennoise Trottoirs propres s’appelait Splatch and Prout. Il portait une attention particulière à l’esthétique des affiches, mettant en avant un look basique, avec interviews et articles de fond.

S’il devait parler d’un concert inoubliable, Cyrille citerait celui de Bérurier Noir qu’il avait organisé avec sa bande de potes à la Bourse du Travail, en janvier 1988. Un concert épique. Il raconte que le public était tellement chaud qu’il slamait depuis les balcons.

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«Ce concert a été intense. Quand t’as vécu ce concert, ta vie le lendemain n’était plus la même… Tu prenais des décisions.»

Pour se mettre dans l’ambiance, il faut se détacher du schéma des concerts d’aujourd’hui. Imaginez le contexte chaotique des années 80 : des punks et des skinheads, qui étaient loin de s’apprécier, réunis pour écouter une musique de mauvais garçons. Peu de filles fréquentaient ce genre d’endroit. L’esprit viril était prédominant, rock et violence faisaient la paire. La plupart venaient d’un environnement familial éclaté et l’héroïne occupait une place importante dans leur monde d’ados soucieux de changer le monde. Cyrille parle malgré tout d’une ambiance fraternelle, comparable à celle du rugby où les supporters se tabasseraient avant de partager des bières ensemble.

À l’issue du concert, le public a zoné sur la place Guichard. Il n’y a pas eu de blessés graves, « mis à part quelques jambes cassées et des mecs en sang », ironise Cyrille. À 1h30 du matin, le jeune organisateur est reparti à pied jusqu’à chez ses parents à Saint-Symphorien d’Ozon, sac bleu Lafuma sur le dos et toute la thune de la billetterie en poche…

«Dans les concerts des années 90, la question du respect se posait très vite : dès que tu renversais de la bière sur un skinhead, ça partait en couille directos. C’était tendu tout le temps, mais ça faisait partie du jeu.

Avec les autres membres de nos assos, on essayait de prévenir les mecs: si c’était le bordel, on n’organiserait plus de concert. À ce moment-là, tous les craignos me disaient que je pouvais compter sur eux. Mais deux heures plus tard, c’était reparti pour l’embrouille ! (rires)»

Toujours dans le cadre d’aventures collectives, il participe à l’existence de la boutique Gougnaf Land, sur les pentes de la X-rousse. On y trouve derrière le comptoir Virginie Despentes, ou Stephane Chaumat, le manager du Peuple de l’herbe.

Il a aussi monté plusieurs labels (de petites maisons de disques underground) avec lesquels il a révélé quelques pépites. Gougnaf Mouvement par exemple, dans sa période lyonnaise, puis Independance records, début des nineties. En 1998, son autre label Kubik révèle le DJ Agoria avec un premier maxi, Influence Hivernale. Sebastien Devaud (le nom d’Agoria) est devenu un bon ami de la famille et il vient régulièrement jouer au Transbo.

Cyrille et son équipe de Kubik ont su faire confiance aux jeunes artistes qui par la suite se sont professionnalisés autour de ces activités-là. Acteur des scènes dub et électro local, il a aussi distribué les disques de High Tone, le Peuple de l’Herbe, The Hacker ou Vitalic. Les labels lui ont donc permis de vivre avec un salaire modeste pendant plusieurs années.

«Avec des labels, jusqu’au milieu des années 2010, on créait des emplois, on gagnait notre vie. La période French Touch, a permis de vendre énormément de disques. Des maxis pouvaient se vendre à 4000 ou 5000 exemplaires. Le Peuple de l’Herbe a vendu presque 70 000 copies de leur premier album.»

Cyrille fait partie des gens qui tournent dans le milieu depuis plus de 30 ans. Avec comme base, le milieu des raves, il a contribué à ce que la scène électronique lyonnaise explose, notamment grâce à sa rencontre avec Vincent Carry. Avec lui, il participe tous les ans à organiser le festival des Nuits Sonores, qui aura lieu cette année dans l’ancienne usine Fagor.

L’avenir reste néanmoins incertain pour Cyrille, qui avoue clairement qu’il ne reprendra pas la direction du Transbordeur pour une troisième concession. Il lui reste encore à trouver l’étape suivante, même si on a peu de doute que ce couteau suisse du milieu culturel saura faire valoir ses multiples expériences et retomber sur ses pattes.

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Coralie <![CDATA[Carte sonore – Totaal Rez]]> http://paperboys.fr/?p=7774 2016-12-20T16:01:23Z 2016-12-16T11:15:11Z Nouvelle création Paperboys, la Carte Sonore. Tous les vendredis à 12h, un lieu, une personnalité, une ambiance mise en exergue par une série de photos noir et blanc.

Mykki Blanco, Fakear, Figure, Roméo Elvis ou encore Caballero & Jean Jass Des noms qui ont squatté les salles lyonnaises ces derniers mois. Et derrière, un collectif n’y est pas pour rien : Totaal Rez ! Le crew (et sa trentaine de bénévoles) secoue son public, stimulé par la bass music, le reggae et le hip-hop (avec les soirées EZ et Bass Reflex comme étendards). Dans l’ombre ou au bureau, Gaël, Bertrand, Ophélie, Thomy et Julien fois 2. C’est Asco (un des deux Julien) qui a reçu Paperboys et ouvert les valves sur son parcours de bass music lover. De son premier fanzine Bass Music Mag à l’Outlook Festival en Croatie, Asco scratche les histoires qui l’on trainé jusqu’à ce taf qu’il kiffe tant : responsable communication de Totaal Rez. 

Totaal Rez a choisit sa musique : Skrillex & Damian « Jr. Gong » Marley – Make It Bun Dem

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Coralie <![CDATA[Mousseline neuve pour le Comptoir des Fées]]> http://paperboys.fr/?p=7669 2016-12-14T08:31:00Z 2016-12-14T08:31:00Z Un samedi fin d’après-midi du mois de décembre, après une longue session shopping de Noël entre les Terreaux et Perrache, il me faut retrouver l’énergie avec goûter gourmand. Une amie m’emmène rue de la Charité, au Comptoir des Fées. Évidemment, c’est blindé, et impossible de savoir quand une table sera disponible. Déçues et prêtes à partir, nous engageons naturellement une discussion passionnée « pro thé » avec Élise, sur le pas de la porte (une des associée/employée, à ce moment-là, je ne sais pas trop). Elle explique que la boutique change de nom et que nous serions les bienvenus au petit dej’ organisé le mardi suivant en l’honneur de cette nouvelle identité. Coup de chance, pendant la discussion, une table de deux se libère : le goûter peut commencer. Je craque sur le No Glu, un gâteau au chocolat sans farine, avec du chocolat, beaucoup de chocolat et des noix de pécan moulues. Nous passons un moment extra : les thés et pâtisseries sont à tomber. Conquis par la sympathie et la qualité de l’endroit, nous décidons de lancer un clin d’œil.

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On prend les mêmes et on recommence : le Comptoir des Fées fait « mousseline neuve ». Le salon de thé installé rue de la Charité change d’identité et devient les Artisans du Thé. Ouvert en 2013 par deux amoureux, Mikaël et Lætitia, le salon amateur passe un cap et devient incollable sur le thé, ses origines et sa production. Le couple s’adjoint des services d’Élise, elle aussi une folle amoureuse de cette boisson chaude. En théière et en vrac, ici le thé se consomme comme un doux art de vivre. L’objectif étant à terme de tisser des liens avec des producteurs étrangers pour créer leur propre marque de thé.

Blanc, vert, noir ou rouge, nature ou épicé …. si ces quelques mots embaument vos narines et tapissent vos papilles, c’est certainement que vous avez reconnu la sensation douce d’un thé dans la bouche. A la traîne derrière les Asiatiques, les Français ont tout de même boosté leur consommation de thé. L’image de la vieille lady anglaise à l’eau chaude disparaît et laisse place à une gigantesque palette aromatique. Élise, à fond dans le thé depuis des années, commence par dénouer le sujet principal : celui du thé en vrac et celui en mousseline (un sachet de thé, en coton très fin généralement).

« Comme tous les consommateurs, on commence avec du thé Lipton. Puis on se rend compte que c’est une imposture ! (rires) Après on se dirige sur du thé nature et le retour aux thés parfumés est impossible. Le thé nature est le seul à pouvoir produire une émotion. »

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Élise est partie au Japon pendant deux mois cet été pour se plonger dans la culture des thés. Même si elle débarque déjà bien armée sur le sujet, elle se sent tout de même un peu ignorante face à la culture ultra-développée des thés au Japon. Les japonnais boivent du thé comme une évidence, c’est la quintessence. Les six couleurs de thé sont présentes – rouge/ noir – les thés Chinois (pu-erh) – blanc – vert et les thés bleu/vert (Oolongs). Elle explique que les moines en consomment régulièrement pour rester éveillés pendant les longues séances de méditation. Principale différence avec le café, qui lui donne un coup de fouet instantané. « Le thé comme le yin et le café comme le yang », explique Élise.

« Au Japon, on se sent comme un éléphant, comme un viking lorsque l’on débarque. Alors on se dégrossit, on apprend à écouter, à être plus calme et à contempler. »

Les cérémonies du thé accompagnent des moments particuliers, comme des rites initiatiques ou des moments forts de la vie. Elles se déroulent dans un pavillon ou dans une pièce épurée, codifiée pour ça. Tous les gestes sont calculés, rien n’est laissé au hasard. Les initiés partagent un bol de matcha – un thé en poudre à remuer. Le respect règne, comme dans un temple. Les maîtres du thé tiennent le rôle de nos sommeliers en France. Ils prennent soin de leurs hôtes, colorent l’ambiance. C’est eux qui choisissent tous les éléments présents dans la pièce. Élise décrit ce moment spécial comme un art des relations. Tout est calme, hors du temps et hors du monde. C’est presque méditatif. Les préoccupations de la vie quotidienne disparaissent. Le cadre permet que la pensée se plonge pleinement dans le moment présent, de se concentrer un maximum sur les qualités intérieures avec de l’écoute, du respect et de la bienveillance. Élise aura eu la chance de partager un bol de thé en jade, fait main, vieux de deux-cents ou trois-cents ans. À ce moment-là, elle pense surtout à ne pas faire tomber le bol.

« Quand quelqu’un qui ne vous connaît pas vous sert un bol de cette valeur, c’est qu’il nous fait confiance et qu’il est heureux de vous recevoir. »

Elle aimerait repartir au Japon au mois de mars au moment des récoltes pour rencontrer des producteurs. La principale difficulté étant de trouver des contacts sur place. Il faut prendre du temps pour connaitre les producteurs, faire beaucoup de route pour trouver ceux d’un maximum de trois hectares, sans machine et qui fonctionnent au rythme des saisons. La langue complique les rapports, difficile de la lire ou de la parler. Les Artisans du Thé sont à la recherche de terrains ambitieux, ceux qui changent de la Chine et de l’Inde – les leaders en production de thé. La Nouvelle-Zélande ou Taïwan cultivent une production intéressante, comme du thé bleu-vert, fruité boisé, et même lacté.

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En ce qui concerne la carte du salon, Mikaël et Lætitia proposent des produits qui leur ressemblent. Ils ont alors viré le coca et autres sodas de leur établissement et proposent de la limonade bio, du cola bio et des bière bio, des brunchs à thème, des jus de fruits artisanaux et des cafés sélectionnés chez un torréfacteur lyonnais (des arabicas et autres mélanges d’origines pures d’Ethiopie et de Malabar). Presque tout est fait maison. Cet été pendant la fermeture annuelle d’août, le comptoir a été entièrement refait en bois de pin brut, spécialement aménagé pour présenter les boites de thé. Les Artisans du Thé jouent aussi un rôle d’intermédiaire et créé des cartes spécifiques à l’image des lieux qui le leur demandent. Récemment, ils viennent de préparer une carte pour La Taverne Gutenberg.

« On adore manger, on privilégie le bio. Tous les produits que l’on consomme se retrouvent dans notre salon. Il faut que notre travail soit cohérent avec notre mode de vie. »

Nous avons demandé quelques conseils de consommation à Mikael, Lætitia et Élise.
– Ils préconisent le thé vert pour le matin : fort en vitamine C, il donne le coup de pep’s nécessaire pour démarrer du bon pied.
– Pour le reste de la journée, continuez avec du thé bleu-vert, faible en théine. Il aide à se détendre et à se sentir plus zen.
– Le blanc est le plus naturel et le moins transformé. C’est celui qui apaise le feu et désaltère le plus. Il est conseillé après le sport. Les Chinois l’appellent le thé de la canicule ou le thé Zazen.

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Coralie <![CDATA[Rencontre avec Madame]]> http://paperboys.fr/?p=7054 2016-12-13T14:04:12Z 2016-12-13T09:43:16Z Apéro ! Le mot avait résonné toute la journée dans les locaux de Paperboys. Non pas parce que les gosiers secs de ceux qui écrivent ces textes crient perpétuellement « à boire! », mais parce qu’une invitée toute particulière devait passer faire un coucou à l’agence. Madame, la trentaine, est une artiste qui avait fait la couverture du MyProg de décembre 2014 et que l’équipe de Paperboys kiffe sérieusement.

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Le rendez-vous était fixé en fin de journée. Une fin de journée à la sauce Madame, car il était 20h quand Aurélie a débarqué. Capuche sur la tête, cuir sur les épaules, couverte de colle, elle pose direct le décor en lâchant un « Trop bien de vous voir! » d’une voix pleine d’énergie. Madame avoue avoir bossé toute la journée dans l’atelier de la Taverne Gutenberg, où elle a exposé pendant 15 jours. C’est-à-dire que pour elle, l’apéro a commencé déjà depuis quelques heures. L’un n’empêche pas l’autre, elle prend une bière dans la main gauche et se sert de l’autre pour agrémenter ses paroles de gestes.

La nana est ultra sympa et curieuse. Elle pose des tas de questions sur l’évolution de la boite, ça tchatche, ça rigole. On commande des pizzas chez Deliveroo (Phillippe aura tchatché 20 minutes avec le livreur pour en apprendre plus sur ses conditions de travail). Le sujet des livreurs à vélo digéré, on embraye sur Madame et son présent. Elle explique qu’elle est devenue citoyenne du monde depuis qu’elle gagne un peu d’argent et qu’elle voyage absolument partout: Inde, Mexique, Haïti et dernièrement Cuba, un voyage qui lui a laisse un souvenir agité.

« Je suis un bisounours, je croyais que tout était permis à Cuba. »

Partie 20 jours, seule, alors qu’elle venait tout juste de quitter son taf dans un resto à Paris, c’est l‘esprit totalement libre qu’elle s’envole insouciante pour Cuba avec perche, colle et œuvres dans le sac. Dès son arrivée à la Havane, elle est séduite par l’architecture coloniale et a déjà envie de coller partout. Après avoir pris ses marques, elle craque sur le mur d’une maison en plein centre de la Havane. La maison appartient à un vieux monsieur dont elle fait immédiatement la connaissance. Le vieil homme adore les collages de Madame et ne voit aucun souci à ce que la française travaille sur son mur.

« Ça se passe trop bien, les touristes prennent des photos, je suis vraiment contente. Ma première expérience à Cuba est parfaite. » 

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Quelques jours plus tard, son périple continue à Trinidad, ville classée au patrimoine mondial de l’Unesco. Avertie, elle sait qu’elle ne pourra pas coller n’importe où et tente de se renseigner auprès des autorités pour savoir s’il existe des zones où elle pourrait s’exprimer librement. Une heure d’attente plus tard, elle résumera l’administration cubaine en une phrase qui veut tout dire : « un ventilateur, soixante personnes et des fonctionnaires je-m’en-foutistes (rires)!« 

« Les Cubains ne comprennent pas la démarche de ramener du matériel pour créer une œuvre dans la rue. Ici, ce genre d’art libre n’existe pas. Les artistes locaux peignent des Cubains, des voitures et le Che… »

L’accord des autorités ? Ici, ce genre d’art libre n’existe pas. Un mur typique coloré bleu clair lui fait de l’œil. Il est la devanture d’un atelier de confection d’uniformes pour enfants. Les femmes ouvrières de cette petite usine sont ravies quand Madame leur propose un projet qui vient d’ailleurs. Pour l’occasion, elle a même traduit ses phrases en espagnol. À l’aise, elle commence par coller une première bande de cinq mètres de haut tout en papotant avec un Cubain, qui lui ramène même un escabeau pour l’aider. Seulement, tout ne se passe pas comme prévu.

« Je sens une tape sur l’épaule, je me retourne et je vois deux nanas de 20 balais, en caleçons fluos et en tongs avec un décolleté plus grand que le New Jersey, qui me disent ‘Meuf, tu fais quoi là ?’

Avec l’arrogance de la fille qui se sent dans son bon droit, je leur réponds ‘Ça ne se voit pas? Je fais un collage !’ Et c’est là qu’elles me sortent leur carte de police… »

Les deux jeunes gendarmettes, stupéfaites qu’une telle idée ait pu germer dans l’esprit de la française, embarquent Madame au poste à bord d’un taxi (que la jeune artiste devra payer de sa poche). « Je ne voulais pas partir sans mon collage! Une bande niquée, c’est la pièce entière qui est foutue. Alors je boude, je m’assois par terre. Une émeute se forme, car certains prennent parti pour moi. Tu m’étonnes, les jeunes en ont marre du Che ! Là, d’autres flics se ramènent et menacent d’embarquer les Cubains s’ils ne se taisent pas. Du coup, je tire la bande du mur comme une sauvage et me voilà parti avec le seau de colle et les bandes sous le bras, en taxi au commissariat.« 

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Soudoyer la police ? Avec du recul, Madame se dit qu’elle aurait pu le faire. Mais ce n’est pas dans son esprit que de payer pour s’exprimer. Les gendarmettes laissent pendant plus de quatre heures la jeune fille attendre au soleil, sans eau. Agacée de bousiller une journée de vacance, elle exige qu’on lui rende son passeport. Comme dans une scène de polar, la policière lui répond qu’elle ne partira pas tout de suite, car elle les intéresse mucho mucho. Ils ont plein de questions à lui poser.

« Ce n’est pas une activité de touriste normal, soutient la police. C’est de la propagande! »

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Ses tatouages sur les avant-bras, notamment ceux de poupées russes, attirent l’œil des policiers qui l’associent à une espionne. Six heures plus tard, elle ressortira libre, perche, bandes et seau de colle sous le bras. Elle continuera son voyage plus discrètement mais sans pour autant changer son naturel. 

« Cuba est une super carte postale tant que tu ne grattes pas plus loin. Les gens sont formatés. Ils ne comprennent pas que l’on puisse vivre de l’art. »

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Depuis son retour en France, elle a proposé ses collages pour la nuit blanche de Paris ainsi que pour l’association Le Mur de Pérol (entre autres). On le comprend bien, le travail de Madame est minutieux au possible. Pour son expo en août dernier à l’Open Walls Gallery (galerie de street art berlinoise qui a le vent en poupe), trois mois lui avaient été nécessaires pour accoucher de huit pièces. Un temps qui s’avère nécessaire à Madame pour nous raconter plusieurs histoires: celle de l’atelier et celle de la rue. Elle passe du volume à l’aplat, de l’intime au public. Ses 10 ans de théâtre auront certainement suscité ce goût prononcé pour les différentes mises en scène d’une même œuvre.

Son travail prend forme dans son atelier parisien. Comme dans un cabinet de curiosités, elle entrepose et entasse de vieux matériaux qui serviront de matière première à ses pièces. Madame coupe, découpe et assemble des images, des tissus et tout un tas de différents matériaux du XIXe et XXe siècle. Elle prend plaisir à donner une nouvelle vie à des objets poussiéreux, qu’elle chine dans les brocantes. Ses collages sont systématiquement accompagnés d’une phrase, elle aussi construite en lettres de journaux d’époque. Une phrase qui n’est pas une légende de l’image mais juste un décrochage barré qui emmène vers d’autres horizons.

En parallèle, chaque étape de la pièce originale est scannée puis encadré. Elle crée un aplat en version géante, une déclinaison qu’elle pose dans la rue. Chaque pièce ne sera collée qu’une fois. Madame photographie l’œuvre vivante, in situ et cache la photo à l’arrière de la boite originale vendue en galerie. Elle aimerait presque qu’une une fois au mur, le cadre tombe pour que le propriétaire découvre la photo cachée. La boucle est bouclée: à ce moment-là, l’œuvre est complète et peut être exposée. 

« Chez moi, c’est une vraie brocante. Je suis une tarée du vieil objet. Je travaille avec des pièces uniques pour mes volumes. Mes aplats aussi ne sont posés qu’une fois. Je n’utilise ni la photocopie ni Photoshop. Je n’ai qu’un exemplaire de chaque magazine, de chaque photo.

Si je cherche une main et que je ne la trouve pas à la bonne taille dans un dictionnaire de médecine de 1800, j’utiliserais autre chose. Mes collages ne sont pas un simple aplat, il y a un vrai travail d’atelier et de recherche derrière. »

Après plus de deux heures passées a papoter, Madame a quitté notre bon vieux hangar pour rejoindre ses potes Kazy et Gilbert Mazout (deux amis à elle et surtout deux artistes qu’elle avait ramené avec elle pour l’expo de la Taverne) avant de bouger voir Mick Jenckins au Transbo. Comme le chantait IAM, « la soirée avait bien commencé ouais »..

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Coralie <![CDATA[Carte Sonore – Alpha]]> http://paperboys.fr/?p=7536 2016-12-16T09:35:14Z 2016-12-09T10:51:41Z Nouvelle création Paperboys, la Carte Sonore. Tous les vendredis à 12h, un lieu, une personnalité, une ambiance mise en exergue par une série de photos noir et blanc.

On l’entend probablement plus qu’on ne le voit, Alpha est une des voix que l’on oublie pas de la radio RTU (89.8 FM). Chaque lundi soir il chapeaute la Grosse Audition, une émission de référence autour du rap et du hip-hop. Cette oreille très curieuse se balade de festivals en concerts pour s’abreuver de son et d’énergie. Mais si toutefois, vous ne l’avez pas encore croisé dans les fosses lyonnaises, faites un tour du coté de l »AFK bar pour partager une autre de ses nombreuses passions: Street Fighter. Il cultive une part de mystère et enveloppe le tout d’une douceur reposante. On ne saurait que trop vous conseiller d’écouter son émission mais aussi de faire sa connaissance : Alpha (de son vrai nom) aime papoter, de musique évidement, mais aussi de philosophie, tester des expériences vegans (une fois par an, pas plus). Il a l’art de transformer les choses futiles et inutiles de la vie en leur donnant un tout autre sens. On aime être à ses cotés et partager son délire.
Alpha a choisit sa musique, une qu’il kiffe particulièrement : Pete Rock & INI – Fakin Jax


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