Paperboys. 2017-02-24T14:38:02Z http://paperboys.fr/feed/atom/ http://paperboys.fr/wp-content/uploads/2016/02/cropped-Logo_Site_copie-32x32.png Paperboys <![CDATA[Roc Marciano – Rosebudd’s Revenge]]> http://paperboys.fr/?p=8840 2017-02-24T10:58:30Z 2017-02-24T10:42:36Z Le prophète est enfin de retour. Nombreux sont ceux qui guettaient le retour du roi de New York (ne nous mentons pas) et ont frémi à l’annonce de l’arrivée en 2017 de Rosebudd’s Revenge. Quelques jours après la livraison, une main à couper que les déçus doivent être rares. La formule ne change pas vraiment mais on en attendait pas moins du maestro tant il la maîtrise à la perfection et que personne ne parvient à la servir avec autant d’aisance.

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Roc Marciano, c’est le gangstérisme élégant, la sobriété du hochement de tête, la science de la belle boucle, le charisme froid du fusil à pompe casé dans le coffre de l’Aston Martin. Il est passé par le Flipmode de Busta Rhymes puis par The U.N. (avec le très bon U.N. Or U Out) avant de se lancer en solo en 2010 avec Marberg. Produit entièrement par Marciano, Marberg s’est imposé directement comme un classique new-yorkais, une bande originale sur mesure à la ballade entre pimps, putes, gagnsters, dealers et crackheads. Impossible de sortir des morceaux du lot de ce concentré de New York. Citons juste, pour l’exemple Snow, Ridin Around ou Thugs Prayer : le brutal crochet au foie ; la fumée du cigare, bien calé à l’arrière d’une caisse confortable ; la liqueur versée à terre pour honorer les mémoires.

 

Deux ans plus tard, Marciano récidive avec Reloaded. S’il ouvre un peu les productions à quelques pointures (The Alchemist et Q-Tip notamment), il est toujours derrière les machines sur la grande majorité du disque. Car s’il est un MC schlinguant la crapulerie à 50 miles à la ronde, Marc’ n’en reste pas moins un producteur de haut niveau qui dispose d’un talent rare pour dénicher et manipuler la boucle qui tournera seule, sans presque besoin d’agrément (avec parfois des rythmiques très discrètes, ce que certains n’hésitent pas à lui reprocher). 76, Deeper, Peru, la liste est longue. Reloaded est une nouvelle réussite.

Son album suivant, Marci Beaucoup, arrive dès l’année suivante. Au menu, des prods de Marc’ uniquement mais des invités sur chaque morceau. Ces partenaires habituels Ka et Knowledge The Pirate sont au rendez-vous mais on retrouve aussi quelques noms plus ronflants comme Evidence, Action Bronson ou Cormega. Avec cette tripotée de guests, on s’éloigne forcément un peu de l’univers purement marcianesque et s’il n’est clairement pas son meilleur disque, il reste un projet super cool à écouter (rien que pour Squeeze ou Confucius).

 

C’est donc 4 ans plus tard (une éternité!) que le pusher Marciano revient nous fournir sa nouvelle dose. Et Dieu que c’est bon de le dire, cette nouvelle merde est sacrément pure, la réussite est totale. Le MC de Long Island enfile à nouveau son costume de gangster classieux et discret, agrémentant son propos de phases terre à terre terriblement parlantes (I still clean my jewelry with toothpaste – chk chk chk) et de comparaisons et références inédites (My nuts hang like ribs in a meat truck).

They thought I was on some Questlove shit
If a pull a few strings, they gon’ have to bulletproof your Range
Every note that they play I arrange
I’m like Barry White, never carry light
Me and the gauge we like soulmates but I’m not the marrying type

 

Car c’est ça Roc Marciano. Comme il le dit lui-même, « these are mobster tales ». Des fables de mafieux imprégnées du sépia des années 70, notamment grâce à des interludes bien senties (celle où une femme explique que les dealers et les pimps étaient avant les mecs les plus fresh et clean du quartier alors qu’ils ressemblent maintenant à leurs clients…) et à des boucles crasseuses et pleines de soul. Mais on reste loin de la grandiloquence du personnage fantasmé d’un Rick Ross, loin des feux de la rampe, on est plus dans l’efficacité discrète. On est tapi dans l’ombre, prêt au mauvais coup, armé de nos couilles et drapé dans une classe plus rentrée.

My queen from Burkina Faso
Dreamy eye hoe, body like a bottle
I was rockin’ some mean Faraggamo hard-bottoms
Y’all ain’t gotta pay me homage, just pay me in dollars

Armé de nos couilles, mais pas que. Rosebudd’s Revenge est parsemé de rimes sur les armes et le shootage d’enfoirés en tous genres, qui constituent un terrain fertile pour jeux de mots de haute volée. Comme toutes les plumes talentueuses, Roc Marciano a un sens de l’imagerie très développé et brille dans l’association d’idée et le double sens.

We don’t pump fake
The pump ain’t fake

Ce disque est donc une pierre de plus à la discographie ultra solide de Marciano. Il nous ramène quelques coups d’éclat de plus, qu’il nous tient à cœur de mentionner quand même : History, Gunsense, Burkina Faso, Here I Am, etc… Mais le disque est fort tout au long de ses quinze morceaux. Prenez donc votre aller simple pour Long Island et écumez l’œuvre de Marc’. De quoi vous inventer mille vies sans décoller votre cul du siège.

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Coralie <![CDATA[Carte sonore – Pockemon Crew]]> http://paperboys.fr/?p=8757 2017-02-23T14:29:55Z 2017-02-23T10:50:00Z Nouvelle création Paperboys, la Carte Sonore. Tous les jeudis à 12h, un lieu, une personnalité, une ambiance mise en exergue par une série de photos noir et blanc.

(Ici Lyon) Le Pockemon Crew – 20 ans déjà – est toujours au taquet. Comme en ce mardi après-midi ensoleillé, à la MJC Confluence, où ils s’entraînent, comme souvent et toujours. Riyad Fghani, un des fondateurs et chorégraphe du groupe, revient sur l’histoire de 8 mecs de quartiers partis à la conquête du monde hip-hop. Pari réussi, les maîtres des figures au sol (mais pas que) ont régné sur la planète break dance jusqu’à imaginer leur propre festival, à la bourse du travail, prévu en septembre. En attendant le Crew d’Pockemons est à la recherche d’un staff pour gérer l’administratif, la com et le relationnel. Si t’es sérieux, c’est l’moment mec, prends tes baskets. (sur la photo Riyad porte le thee-shirt wrung)

Riyad a choisi sa musique, celle sur laquelle le crew s’entraine en ce moment : Arthur H – Lily Dale 

 

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C.F.

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Coralie <![CDATA[Carte sonore – Bertille le Rebtil]]> http://paperboys.fr/?p=8746 2017-02-23T11:10:29Z 2017-02-16T10:50:40Z Nouvelle création Paperboys, la Carte Sonore. Tous les jeudis à 12h, un lieu, une personnalité, une ambiance mise en exergue par une série de photos noir et blanc.

Cette semaine Paperboys pousse ses lecteurs hors de la planète terre. Départ imminent pour un monde de rêves, de mouvements légers et d’illusions flottantes, à la rencontre de Bertille le Rebtil, créatrice décalée de mobiles décoratifs. Vogue la galère, l’important c’est de kiffer. Depuis que Bertille est maman de deux petits bouts – qui pourraient sortir tout droit du village des damnés – l’artiste est libre et s’éclate, surtout avec eux. En voyage en van aménagé pour les vacances ou pour la création de cartes de vœux flippantes, le peps et la créativité de Bertille sème les projets. Ils prennent forme dans son atelier, au Festival Hallucinations Collectives ou à la Biennale d’Art Contemporain. On me dit dans l’oreillette que Bertille reprendra prochainement son ukulélé et on harmonica pour la création d’un groupe de rock déraillé type années 70. Pour un long fleuve tranquille, veuillez rappeler ultérieurement.

Bertille a choisi sa musique, celle qu’elle kiffe en ce moment : Abd Al Malik – Daniel Darc

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C.F.

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Paperboys <![CDATA[Guillaume Perret – Free]]> http://paperboys.fr/?p=8719 2017-02-23T14:36:07Z 2017-02-14T16:55:25Z Quand on te dit, viens écouter un disque de sax solo, je comprends que cela puisse peut-être rebuter. Ne va-t-on pas, quand même, un peu s’emmerder ? Et puis quand on t’annonce que c’est Guillaume Perret qui est derrière le sax, tu tends l’oreille, forcément. Après deux albums éminemment réussis en groupe avec l’Electric Epic, Perret décide de se la jouer solo sur son dernier disque, le bien nommé Free.

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[Digression : Pour ceux que ce paragraphe a déjà perdu (« Un jazzman qui fait un disque solo de sax ?! WTF je retourne sur Konbini.»), je vous en prie, soyez un brin curieux, vous n’êtes pas à l’abri de tomber sur un merveilleux disque.]

Alors bien sûr, l’homme arrive tout de même équipé : des micros et capteurs plein le sax, un lot de pédales à effet de la taille du Guatemala et quelques samplers histoire de boucler la boucle. Un attirail qui lui permet d’avoir la gueule d’un groupe à lui tout seul, sur disque comme en live. En fan absolu des lives de Bumcello, j’ai hâte de voir le bonhomme jouer avec ses propres nappes, boucles et samples durant tout un concert.

C’est très intéressant le matos, la technique tout ça, me direz-vous, mais la musique bon dieu, qu’en est-il ? Et bien c’est un sacré voyage que nous offre la Guillaume Perret. De la liberté il en a prise en explorant de nombreuses contrées sonores au cours du disque. Un voyage dans l’espace déjà, puisqu’on passe de ce qui pourrait être New Orleans (En Good ; She’s Got Rythm) à des pays orientaux (Pilgrim). Mais dans le temps aussi, puisque certains morceaux (Cosmonaut ; Heavy Dance) semble être les bandes originales d’errances nocturnes dans une ville futuriste. Et puis un voyage intérieur aussi  ou les questionnements redondants dans la cellule étroite que constitue notre tête (Inner Jail ; Birth of Aphrodite).

Le disque est donc très varié mais garde finalement sa cohérence du fait des contraintes techniques. Et ces escapades incessantes nous laissent respirer. Cela aurait pu être un tout autre calvaire si Perret s’était enfermé dans un univers dark ou violent avec ce set-up. Heureusement, rien de tout cela ici. Perret a voulu donner une dimension cinématographique au disque et on le sent dès le morceau initial Walk qui semble être le générique d’ouverture d’un film. On imagine facilement les images qui pourraient illustrer les morceaux et on distingue presque les mouvements de caméra.

 

Mais ne se lasse-t-on pas de n’entendre que du saxophone ? Pas le moins du monde mon bon ami ! Entre percussions et basses bien grasses, ce sax omnipotent et multidimensionnel te fait traverser ce disque de manière surprenante. Pour avoir une idée de ce que représente ce disque à part, vous pouvez commencer par l’écouter. Mais il est certain que ce projet prend une dimension encore supérieure en live. Le seul concert de la région (pour l’instant?) a lieu le 17 février chez nos amis de la Belle Électrique à Grenoble. Digitick. Ajoutez au panier. Voyages SNCF. Réserver. Rajoute une ou deux Triple Karmeliet dans le sac et on est partis.

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Coralie <![CDATA[Rencontre avec Sopra Vento]]> http://paperboys.fr/?p=8619 2017-02-21T09:35:57Z 2017-02-13T10:35:45Z Chill, expression et inspiration se sont donnés rendez-vous à l’Urban Art Jungle festival, du 17 au 19 février. La galerie Superposition (et asso du même nom) pose – pour la seconde fois en un an-  ses bombes et ses collages dans un spot chanmé, une ancienne menuiserie de Lyon 7. Paperboys a voulu marquer le coup, et est parti tchatcher avec la tête créatrice, à l’origine des projets. Ses envies : démarginaliser l’art urbain et le promouvoir sous toutes ses formes. Mais avant ça, on vous propose de découvrir le parcours cabossé de l’artiste ou un sweet sweet vandal : Rodolf aka Sopra Vento,

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On l’appelait Sopra. Rodolf aka Sopra Vento incarne un gentil daron de la quarantaine. Selon l’heure où on le retrouve, on prendra le café/croissant/clope en terrasse. Depuis son terrain de jeu favori, la rue, Sopra salue du monde. Ce matin, c’est l’artiste Khwezi qui passe par la rue longue – spot de la galerie Superposition, inaugurée fraîchement il y a un an. La bonne énergie des commerçants de la rue a permis à une galerie à ciel ouvert de voir le jour en plein centre-ville : un projet qui dépote. En effet, la quasi-totalité des volets roulants de la rue Longue sont pimpées à l’aérosol. Comme dirait le groupe tzigane : ce n’est pas nous qui sommes à la rue, c’est la rue kétanou !

Sopra, c’est aussi l’histoire d’un mec marqué par un voyage en Afrique. Ado, il a suivi sa maman – chef de projet dans l’humanitaire – et ses deux frères – dont il est l’aîné, jusqu’en Guinée Conakry. Il passe un an à Labé, inscrit dans une école où il était le seul blanc. Ce qui ne l’empêche pas de se lier d’amitié avec les jeunes de son âge.  Un âge où il avoue avoir fait quelques conneries et ne pas avoir été conscient des aspects politiques locaux.

J’ai perdu une année scolaire française, mais gagné un an d’aventures sur place

En Guinée, ses copains de classe loupaient souvent l’école, contraints de bosser. Des enfants qui se doivent d’assumer leur famille et qui, dès le plus jeune âge, sont déjà des professionnels de la vente et de l’artisanat. « Ils fabriquent des bijoux, des couteaux et vendent tout un tas de trucs sur les marchés ». Un jour, il se souvient d’avoir suivi ses potes jusqu’à une mine de sables. Caché dans un camion, il a traversé une frontière et a passé la journée à remplir des seaux. En rentrant, il s’est pris une telle secousse qu’il s’en souvient encore aujourd’hui. Après cet épisode, à la vue de l’inquiétude de tout le monde, il s’est tenu à carreaux.

Cette expérience a changé son comportement. De retour en France, il a décroché du système scolaire. Avec une bonne base d’impolitesse et rejetant l’autorité, il a tout envoyé en l’air. À ce moment là, il a commencé à tagger les murs de ses quartiers. Il vogue, jusqu’à marquer un stop à la friche RVI, une usine désaffectée investie par des artistes. Tombé dessus en allant voir un pote qui squattait déjà là-bas, Sopra découvre le potentiel du bâtiment et décide d’installer son atelier créatif.  À cette époque, il fait partie des dix associations qui occupent la friche.

Immense espace, « il permettait le rêve ». Dans ce bâtiment de plus  25 000 m², les résidents ont pu bâtir ce qu’ils voulaient pendant plus de dix ans. Sopra et un pote (féru de récupération) avaient construit un atelier tout en palette. 300 m2 « avec bar et dancefloor ». Ils ont utilisé des vitres chopées gratuitement à l’usine JC Décaud pour fabriquer le plancher de la mezzanine.

Dans cette expérience collective, il s’est forgé un caractère d’artiste,  sa démarche s’est authentifiée. Il a commencé par peindre des toiles puis s’est intéressé au volume. Il a aussi brûlé du plastique et jeté de la peinture dans tous les sens, chose qu’il ne pouvait pas faire dans son appartement.

À la friche RVI, j’ai expérimenté. En mélangeant mes découvertes et mes erreurs, j’ai construit des oeuvres

Depuis quelques années, Sopra se questionne. Il aimerait relancer le collectif Art Step avec lequel il a vécu de belles aventures. L’asso, branchée arts au sens large, tenait une galerie rue Édouard Herriot. Dans une démarche de promotions de l’art,  Art Step et  Architek ont été les premiers à avoir ouvert le garage Citroën à l’angle de la rue de l’université et de la rue de Marseille. Un autre des projets phares d’Art Step a été de créer le ciné à l’envers  en partenariat avec le Comoedia. Des artistes devaient créer leurs affiches de films et depuis l’image imaginer la scénarisation.

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Avec Superposition, Sopra a relancé la machine génératrice d’idées. Il s’est entouré de nanas maxi motivées : Orbiane, Marion et Hélène, pour la concrétisation des projets. Leur synergie tend à créer un univers idéaliste, qui fait appel à toutes les propositions joyeuses et énergiques. Avec des vernissages mensuels – en galerie et à l’extérieur – le crew met en lumière les mouvements artistiques actuels et capte l’attention des lyonnais. Superposition invite également tous les créatifs de la ville, même débutants, à se présenter, avec un projet. Il pourrait déboucher sur une résidence en galerie. En collaboration fréquente avec la Taverne Gutenberg et le Mur 69, la team Sopra imagine un monde où il sera un jour possible de dépoussiérer les fresques murales de la ville, avec du graff et de la couleur. Comme on en trouve à Montréal, Berlin, Sydney, et même Haïti. Convaincus ? On se retrouve à l’Urban Art Jungle festival. Code d’accès : freestyle

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Coralie <![CDATA[Carte sonore – LYL radio]]> http://paperboys.fr/?p=8522 2017-02-21T09:08:28Z 2017-02-09T09:39:46Z Nouvelle création Paperboys, la Carte Sonore. Tous les jeudis à 12h, un lieu, une personnalité, une ambiance mise en exergue par une série de photos noir et blanc.

Lorsque nos oreilles captent les ondes de LYL Radio, on s’aligne sur une fréquence de savoirs et de musique. Ici pas de playlist préétablie, tous les contenus sont proposés par une personne qui est venue au studio enregistrer en live. La radio, à tendance électronique, tient son équilibre avec d’autres genre d’émissions de musiques, du classique au jazz acoustique en passant par les musiques caribéennes. Nous avons rencontré, Simon, un de fondateurs de LYL Radio, qui propose tous les mois un focus sur les musiques traditionnelles dans son émission Les Statues Meurent Aussi. Son implication et son investissement au sein de la structure sont au moins aussi forts que ses convictions sur le besoin d’améliorer la qualité des contenus sur la bande FM (Louane, si tu nous lit…). Paperboys aime LYL et d’ailleurs, on leur avait déjà écrit une lettre d’amour.

Simon a choisi sa musique, celle qui le représente le plus : Denis Mpunga & Pau K Criola 1986

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Communication <![CDATA[Flashback – collab’ Palladium]]> http://paperboys.fr/?p=8575 2017-02-23T14:41:11Z 2017-02-08T11:00:04Z Dans la série « flashback », aujourd’hui on revient sur notre collab’ avec Palladium. Une semaine intense et riche en émotions qui nous avait même fait redécouvrir notre ville !

 

En 2015, la célèbre marque de shoes, fidèle à ses valeurs, partait à la conquête du monde avec en ligne de mire la découverte des richesses culturelles qui peuplent notre planète. Pour son passage à Lyon, l’équipe de DJ Broadcast – en charge de l’exploration – nous avait contacté pour en savoir un peu plus sur notre travail d’afficheurs et sur l’envers de la ville. Visite guidée.

Arrivée dans la capitale des Gaules, Shinta Lempers (chef d’équipe DJ Broadcast) et ses deux acolytes Emmanuel Cole et Georgia La, s’arrêtaient prendre un café au Mokxa avant d’aller faire un peu de shopping chez LéonardQuelques verr… euh arrêts plus tard, on les emmenait découvrir l’ancienne usine Palladium du Pont de Cheruy, aujourd’hui désaffectée. Au programme, petite séance photo : le bâtiment lourd d’histoire nous offrait de magnifiques spots, immenses pièces vides et hangars déserts, hauts en lumières.

Le rideau tombe, musique !

 

De retour en ville, ils s’arrêtent boire une bière et écouter quelques vinyles chez Groovedge, le disquaire chill des pentes, avant de terminer par Jarring Effects, label/maison musicale orientée indie et très anticonformiste. Un dernier tour à La Marquise le temps d’une ultime soirée et direction Bristol, chez nos amis anglais.

Fruit de leur passage, un bel article sur notre travail et la richesse culturelle de la vie lyonnaise… sans oublier quelques pompes (les chaussures hein).

Bonus vidéo

 

Petit retour en vidéo sur cette semaine. Avis à ceux qui ne parlent pas anglais ! Cette vidéo est en anglais. Mais même nous on a tout compris, alors bon appétit.

 

 

 

 

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Coralie <![CDATA[Rencontre avec Salim Bakar]]> http://paperboys.fr/?p=8515 2017-02-21T09:36:00Z 2017-02-07T10:50:49Z Non mais allô ?! Tout le monde connaît le Petit Salon, me souffle mon collègue étudiant et lyonnais. Ils sont nombreux à le fréquenter le week-end pour briguer, guincher, danser, bouger. Depuis son ouverture en 2014, le club enchaîne les bookings techno en tous genres. Derrière cette programmation, on trouve Salim Bakar, un jeune de 23 ans aux grandes ambitions et à la jugeote fine. Depuis la mutation du Lifecity en Petit Salon, Salim a pris officiellement le rôle de DA. Rencontre avec la fibre artistique du Petit Salon qui rassemble tous les styles musicaux.

Salim

Salim Bakar se sent au Petit Salon un peu comme s’il était chez lui. Les locaux sont plutôt spacieux. Alors pour visiter les lieux, on serpente de salle en salle, de fumoirs en vestiaires, de bureaux en salle de pause. Nouveau coin clope avec fontaine et bruits relaxants d’oiseaux, salle de papotage avec bar en bois tout frais, on connaît déjà les quelques nouveautés du club, qui a tout l’air de se transformer en un temple de divertissement généraliste.

Salim fréquente les lieux depuis qu’il a 18 ans. Non, comme la plupart des jeunes de son âge, pour des soirées arrosées, mais comme RP bénévole pour le défunt Life. Loin d’être un animal nocturne, le DA du Petit Salon mène une vie saine et suit un régime alcohol free, avec tout de même un penchant vicieux pour les cocktails de fruits type orange pomme cranberry. Resté dans les cordes au moment du changement d’identité, Salim est aujourd’hui, à 23 ans, à la direction artistique d’un des clubs qui tourne le plus à Lyon.

Une fibre d’organisateur qu’il cultive depuis qu’il est ado, comme lors d’un carnage à la peinture fluo, chez un pote à l’occaz d’un Nouvel An – avec des néons ultraviolets, la peinture devenait phosphorescente – un côté fun et créatif avec lequel lui et les deux boss du lieu, Brice et Benjamin, ont inventé le concept du Petit Salon. L’idée était de proposer des bookings techno, dans la petite salle du club généraliste où il ne se passait rien, tout en créant des partenariats avec tout le vivier d’associations locales (Zoo Corp, Tapage Nocturne, Encore, XLR, Pyramiid Production, Papa Maman et les autres, « sans qui on ne serait pas grand chose » ajoute Salim). La sauce a vite pris. Suivant le groove électronique, ils se sont détachés du club classique, ont tout agrandi et se sont collés une étiquette techno/house/transe qui est depuis la marque de fabrique du Petit Salon. Le passage du statut de bénévole à celui directeur artistique s’est donc fait naturellement pour Salim. Sa première « vraie » teuf, c’était Piu Piu dans la petite salle. Mais la grosse claque, il se l’est prise avec le label électronique Ed Banger.

Je bookais des DJ à la cool. Maintenant, c’est du sérieux.

L’ouverture du Petit Salon a vécu une période compliquée. Salim faisait le tour des assos pour leur proposer d’organiser des teufs. Artjacking a débarqué pour des soirées dans la petite salle, mais ne voulait pas faire de l’électro, mais du rap en club. Depuis, les membres d’Artjaking et Salim – qui fait aujourd’hui partie de l’asso  – organisent des soirées qui cartonnent. Comme un peu toutes les soirées proposées par le jeune DA. Toujours étudiant, il est inscrit en master de communication. Il veut s’assurer des bagages, car il sait qu’il sera amené à changer de cap, d’aller vers d’autres horizons, comme le cinéma par exemple. Le jeune homme a soif d’avancer. Dans sa quête de carrière, il a fait un stage aux États-Unis. Pour décrocher deux entretiens, il a dû envoyer une tonne de CV : l’expérience de loin la plus croustillante de son parcours. Initialement parti pour six mois, il y restera presque un an.

Je devais rentrer à l’EFAP pour un master, mais l’administration a perdu mon chèque et je n’ai pas pu être inscrit. J’ai donc falsifié mes conventions et je suis parti en stage à Miami comme prévu.

De retour depuis juillet dernier, son esprit est encore un peu là-bas, surtout quand on lui demande de parler de ses expériences. Arrivé seul aux États-Unis, il n’avait pas de connexion. En tant qu’amateur de foot, il se glisse aisément dans un réseau et très vite il rencontre du monde. Il se retrouve même dans les soirées privées, comme celle organisée par la marque de fringues et label Kitsuné. Tout le monde portait des masques de renard – logo de la marque. Le spot était dingue : un roof-top avec une vue imprenable sur la baie de Miami.

À ce moment-là, il a eu le sentiment de vivre le rêve américain. Pendant son séjour, Brice et Ben lui ont proposé de bosser pour le club à distance. Convaincu par l’avenir du Petit Salon, il n’a pas été effrayé par les six heures de décalage qui séparent la France et les EU. Il consacrait les premières heures de sa journée sur les bookings et la com’ du club lyonnais. Tout a plutôt bien marché. Le jeune Français a eu plus d’une occase de rester à Miami, mais soucieux de revenir en France pour continuer ses études, il a décliné les propositions.

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À Miami, il sortait souvent au Bardot, un bar/club d’une capacité de 400 personnes. Un endroit ultra-décoré qui mélange les genres avec clientèle branchée. Là-bas, Salim a rencontré Kartell – artiste français sorti sur Roche Musique (label fondé par Cezaire). Il mixe l’électronique avec des sons R&B; un style qui colle parfaitement avec les envies du Petit Salon. Ses potes d’Artjacking sont aussi venus le voir à Miami. Ensemble, ils ont écouté Majid Jordan – un duo, des protégés de Drake. Évidemment, il a aussi trimbalé ses Nike au Liv Night Club, une usine de 2000 personnes avec toute une scénographie et des canons à Co2. Le retour en France a été difficile à digérer.

Salim a hâte de faire découvrir le Petit Salon à ses parents qui vivent entre le Maroc et la Mauritanie – lors d’une soirée année 80 par exemple – car c’est avec eux qu’il a fait son éducation musicale. Ses deux parents sont fans de rap. Il a grandi en écoutant IAM, NTM et les Sages Poètes (entre autres), des piliers du genre dont il est tombé accro des textes et des samples. C’est une des raisons pour lesquelles il kiffe DJ Mehdi. Il se reconnaît dans son parcours. C’est un artiste qu’il aurait adoré faire jouer au petit salon s’il n’avait pas connu un destin tragique. Métissé dans tous les sens du terme et né de parents trilingues, Salim est depuis tout jeune plongé dans le bain des langues, des voyages, de l’ouverture sur le monde et ne fixe donc aucune barrière à ses horizons.

En attendant de retrouver l’équipe du Petit Salon sur le dancefloor, Salim propose sa sélection de morceaux – à découvrir en bas de l’article – des titres éclectiques, qui donnent un avant-goût de son univers musical. Prochainement au Petit Salon, se produira Breakbot – le 11 février – un artiste choisi par les petits soins du DA. Breakbot ramène souvent son pote Irfane avec lui; des artistes qui se décrivent comme deux blancs faisant de la musique de noirs. Toutes les dates jusqu’à fin février sont visibles sur le site web ou sur la page Facebook. On a déjà hâte de connaître la suite.

 

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Paperboys <![CDATA[MyProg Février 2017]]> http://paperboys.fr/?p=8550 2017-02-03T14:56:01Z 2017-02-03T14:51:30Z POSTER_FEV

Renaud Vigourt est illustrateur. Il vit et travaille à Besançon. Ses images sont souvent peuplées de personnages déformés et agités, évoluant dans des situations périlleuses. 

Parallèlement à sa pratique du dessin, Renaud est un des membres fondateurs de l’Atelier Superseñor de Besançon, qui promeut l’édition indépendante et l’impression artisanale.

Pour en savoir plus sur le travail de Renaud Vigourt, rendez-vous sur son site >> www.renaudvigourt.com <<

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Coralie <![CDATA[Carte sonore – Henri Lamy de la Taverne Gutenberg]]> http://paperboys.fr/?p=8371 2017-02-21T09:08:32Z 2017-02-02T10:55:28Z Nouvelle création Paperboys, la Carte Sonore. Tous les jeudis à 12h, un lieu, une personnalité, une ambiance mise en exergue par une série de photos noir et blanc.

Un vivier artistique blotti entre la rue Gutenberg et la rue de l’Épée ? N’y allons pas par quatre chemins, le sujet, c’est une inattendue galerie d’art lancée l’année dernière par le peintre Henri Lamy et sa femme Maia D’Aboville. Dès l’ouverture, le concept alternatif s’est fait remarquer avec des fréquentations qui ont dépassé les espérances. Ce bâtiment de trois étages – initialement voué à la destruction – jouit d’une seconde vie, chouchouté par les artistes et bénévoles qui occupent quotidiennement les lieux. La fusion entre artistes et public fonctionne plutôt bien, à chaque visite on prend un plaisir insatiable à voguer de haut en bas, entre traits, collages ou coups de pinceaux. C’est pourquoi Paperboys a voulu rencontrer Henri, le fondateur de la Taverne Gutenberg, jeune rêveur et ambitieux de 31 ans. Il revient sur ses débuts, quand il toquait encore aux portes des galeries, sur une rencontre  » henrichissante  » et sur un festival d’art et musique qui se déroule à trois heures de Manille aux Philippines – le Malasimbo –  dans lequel il aimerait s’investir davantage.

Henri a choisi sa musique, celle qu’il kiffe en ce moment : June Marieezy – Fly

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