On parle rarement séries dans ces pages bien que certains d’entre nous en soient de friands consommateurs. Mais on est tombé cet été sur Big Little Lies et, dans cette rentrée hyperactive, on a décidé d’en dire un mot, notamment à cause de sa B.O. On pourra dire que la série, comme sa bande originale, est un peu facile et ne fait pas preuve d’une originalité sans borne. Carrément d’accord avec ça. Et pourtant, ça fonctionne bien et celle-ci n’a pas quitter le walkman (mp3 je vous rassure) depuis plusieurs semaines maintenant.

Pour faire super court et ne pas du tout rendre hommage à cette minisérie (une saison de 7 épisodes), BLL est un genre de Desperate Housewives en plus dark et plus stylé. C’est beaucoup plus joli, beaucoup mieux écrit, beaucoup mieux joué. En fait, le seul point commun, c’est juste que l’on suit un quintet de femmes dans un quartier ultra-bourgeois. Pour le reste, Dieu merci, ça n’a rien à voir. On vous laissera vous faire votre avis sur la série, ça se dévore très vite.

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Le truc qui nous a bien fait accroché, c’est donc cette B.O.. D’autant que pas mal de titres sont mis en avant par le personnage d’une gosse passionnée de musique qui offre des playlists aux goûts pointus. Passons sur le fait qu’elle a 6 ans et qu’a priori à cet âge là ta gosse écoutera plus la zumba de Keblack que la soul de Charles Bradley. Mais passé ce petit accroc au réalisme, on pourra se délecter de nombreuses ballades soul et folk de qualité.

Michael Kiwanuka fait péter le générique avec ce Cold Little Heart de 8 minutes. Si on n’est pas forcément hyper fan du bonhomme, il faut avouer que ce titre fleuve est une sacrée réussite. On y retrouve aussi Charles Bradley (un chouchou maison), Agnes Obel pour un morceau marquant dans la série, faisant magnifiquement écho aux paysages (et aux baraques) de fou qu’on y aperçoit, Alabama Shakes et d’autres.

Au niveau des découvertes (en ce qui nous concerne, loin de nous l’omniscience), le morceau river de Leon Bridges (un jeune inconnu apparemment, seulement 10 millions de vues sur ce titre) et la reine de la soul de New Orleans, Irma Thomas. Seules petites ombres au tableau, la chanson des Villagers (live du studio Spotify, économie de la musique des années 2010 oblige) qui fait un peu morceau de surfeur dragouilleur de Biscarosse et la reprise de You cant always get what you want des Stones par Ituana (pas dégueu mais autant foutre l’originale).

Chose intéressante, lors du dernier épisode de la série a lieu un concours de talents avec reprises d’Elvis. On retrouve ces trois chansons, interprétées par les acteurs, à la fin du disque. C’est sobre et sans fioriture (faut dire que le matériel de base est de qualité) et ça passe super bien. Voilà, on n’est pas ici en présence d’une bande originale ultra-recherchée avec la mise en avant d’artistes du gouffre mais parfois ça fait du bien, un peu de facilité.



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